L'avant conflit

La note

Quote

« Quand une scène commence, le spectateur sait très bien que tel personnage risque de rentrer en conflit avec tel autre. Il faut alors aller contre cette attente et repousser voire détourner la confrontation, pour que la scène soit intéressante. » (Frédéric Krivine, scénariste TV français)

Le conflit en lui-même n’est pas forcément le socle de l’émotion, n’est pas forcément une fin en soi. Les minutes qui le précèdent peuvent largement faire le taff, tant qu’il y a de l’ambiguïté, du danger, un risque, une ironie dramatique, du mystère, de la tension, bref, tant que le spectateur lui-même appréhende.

L'essence de l'avant conflit : l'étirement

Quelques réalisateurs explorent avec brio ce temps de l'avant conflit, en l'étirant, le ralentissant pour en exploiter tout le sel, toute la tension qui peut s'en dégager

Quentin Tarantino est maître dans l’étirement du temps avant que tout bascule.
No Country for old men : Anton Chigurh mène en bourrique un employé de station service : No Country For Old Men - Pile ou Face - YouTube
Voir aussi David Lynch

Références

Liens